Retour sur 2012 – mars : Benoît XVI au Mexique et à Cuba, un voyage sous le signe de la liberté

Foule rassemblée à Guanajuato lors de la visite du pape Benoît XVI au Mexique, le 24 mars 2012

Notre série « Retour sur 2012 » revisite un déplacement très suivi de mars 2012 : le voyage apostolique du pape Benoît XVI au Mexique et à Cuba. Parti de Rome le vendredi 23 mars, le souverain pontife a été accueilli le jour même à l’aéroport international de Guanajuato par le président mexicain Felipe Calderón.

Au Mexique, l’étape s’est concentrée dans l’État de Guanajuato. Le samedi 24 mars, le pape a salué des enfants rassemblés sur la Plaza de la Paz, en leur parlant de l’aspiration de chacun à la paix. Le dimanche 25 mars, il a célébré une messe en plein air au parc du Bicentenaire, puis présidé les vêpres avec les évêques du Mexique et d’Amérique latine dans la cathédrale de León.

Le 26 mars, Benoît XVI est arrivé à Santiago de Cuba, où il a célébré une messe à l’occasion du 400e anniversaire de la découverte de la statue de la Vierge de la Charité del Cobre, patronne de l’île. Il y a dit prier pour « ceux qui sont privés de liberté ». Reçu ensuite par le président Raúl Castro, il a plaidé pour un rôle accru de l’Église et demandé que le Vendredi saint devienne un jour férié.

Le 28 mars, dernier jour de sa visite, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur la place de la Révolution, à La Havane, pour une messe au cours de laquelle le pape a exhorté les Cubains à rechercher une « liberté authentique ». Avant de repartir, il a également critiqué l’embargo américain, estimant que de telles mesures économiques imposées de l’extérieur pèsent injustement sur la population.

Le même jour, Benoît XVI s’est entretenu une trentaine de minutes avec Fidel Castro, à la demande de ce dernier ; le Vatican a qualifié la rencontre d’« animée et cordiale ». Quatorze ans après la visite historique de Jean-Paul II en 1998, ce voyage de mars 2012 confirmait la place de Cuba dans la diplomatie vaticane.

Sources

Image à la une : Juan Carlos Fonseca Mata / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0 (source).

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